Chaque visage est le Sinaï d'où procède la voix qui interdit le meurtre - Lévinas

Laïcité

Chers amis,

Comme nous vous l’annoncions récemment, les travaux d’(a)lpha reprennent et les groupes réorganisés entament une deuxième saison.

Au vu de l’actualité, des réflexions s’imposent dont certaines sont développées dans le document joint [(a)lpha – Acte II : proposition de mise au travail de deux groupes d'après un point de vue formalisé par Elsa Ebenstein]
Elles peuvent être synthétisées comme suit et contiennent les perspectives de travail d’(a)lpha dans les mois à venir :

Compte-tenu de la restructuration des groupes de travail de l’association et de ce qui avait été annoncé, à savoir l’orientation d’une partie des travaux d’(a)lpha sur le statut du psychanalyste profane, il est proposé



1 – de considérer qu’en l’état actuel de la législation, la loi n’interdit pas la pratique de la psychanalyse par les profanes ou les non-inscrits. Mais (a)lpha doit prendre sa place dans le débat sur les décrets d’application, dont certains observateurs optimistes pensent qu'ils ne devraient pas voir le jour.



2 – de reprendre, en liaison avec celle de la laïcité, la question de l’extimité de la psychanalyse dans le champ des psychothérapies : en quoi la psychanalyse n’est-elle pas une psychothérapie et en quoi, cependant, peut-elle émerger d’une demande de psychothérapie et/ou comporter des dimensions psychothérapeutiques?



3 – d’interroger la place de la psychanalyse dans la cité – et de poser la question du devenir des analystes laïcs : quels nouveaux lieux permettant la pratique laïque inventer, créer et faire vivre ? avec qui ? (a)lpha entend devenir une force de proposition sur ces questions.





4 – de continuer d’affirmer qu’il n’est de psychanalyste que produit par la singularité de sa cure et de développer la question de la nécessaire formation « complémentaire » du psychanalyste en termes d’acquisition d’une expérience clinique et théorique.



Ces perspectives seront actualisées et développées dans deux groupes de travail nouveaux :



L’un, « Laïcité et symptôme », coordonné par Karim Bordeau (karim.bordeau@wanadoo.fr) , abordera à travers la lecture de textes de Lacan le lien entre la laïcité de la psychanalyse et la spécificité du «traitement du symptôme » en psychanalyse. Il se réunira pour la première fois le jeudi 4 novembre prochain, à 21h00, au bar Le Clauzel, Place Toudouze, Paris 9ème (M° Saint Georges).

Le second, « Histoire des instituts de psychanalyse et espaces nouveaux », coordonné par Elsa Ebenstein (elsaeben@club-internet.fr) , conduira un double travail, d'histoire et de prospective, afin d’interroger les lieux (passés et présents) d’exercice de la psychanalyse en institution et de réfléchir à de nouveaux espaces pour la pratique. Sa première réunion aura lieu le mercredi 17 novembre prochain, à 20h30, au bar Le Clauzel, Place Toudouze, Paris 9ème (M° Saint Georges).



La participation aux groupes de travail est ouverte à toute personne intéressée. Pas d’inscription préalable. Et si la participation aux travaux de l’un, de l’autre ou des deux groupes vous intéresse, n’hésitez pas à prendre contact avec les coordonnateurs.

Nous espérons ainsi impulser la dynamique nécessaire à l’abord de cette année qui sera décisive.



Pour le bureau d’(a)lpha,

Benoit Drunat (benoit.drunat@wanadoo.fr) et Armelle Gaydon (armelle.gaydon@wanadoo.fr)

08/12/2004
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